La liberté sur internet est en danger

 Freedoom House est une ONG basée aux Etats-Unis qui publie chaque année un rapport sur la liberté d’Internet à travers le monde. Pour 2017, les résultats sont préoccupants voir inquiétants.

Le rapport du groupe Freedom House montre clairement les dangers qui pèsent sur l’Internet dans le monde entier. Si la neutralité du net est remise en question, c’est notamment à cause de la manipulation des réseaux sociaux par les états.

Un véritable jeu d’influence

Les plateformes sociales suscitent les convoitises des états qui veulent contrôler les processus décisionnels démocratiques. Par exemple, la Russie de Vladimir Poutine est soupçonnée d’avoir joué un rôle dans les élections présidentielles françaises et américaines.

En effet, durant les élections en France, le mouvement « En Marche » a été victime d’un piratage de documents confidentiels qui semblait venir tout droit de Russie.
Par ailleurs, les élections présidentielles américaines ont été perturbées par l’ingérence de la Russie via des entreprises russes qui ont dépensé de grosses sommes d’argent afin de diffuser des contenus publicitaires sur Facebook pouvant influencer le résultat de l’élection.

Twitter a également été manipulé durant le vote du Brexit : 13 500 robots ont généré des contenus en faveur du camp « Leave », ce qui a certainement eu un impact sur l’opinion publique et le résultat final.

Un rapport inquiétant

Le rapport de l’ONG qui se bat pour la défense de la démocratie montre que les réseaux sociaux ont été utilisés pour influencer les opinions dans 18 pays à travers le monde.

Freedoom House constate une véritable perte de liberté sur Internet : aucun pays n’est épargné.

Qu’en est-il de la France ? Le rapport indique que l’accès à l’Internet demeure globalement libre, mais la tendance est (très) préoccupante.
Le France recule année après année dans le classement de l’ONG, pour preuve les événements en 2017 : désinformation durant la présidentielle, fuite de données confidentielles, blocages de contenu « terroristes », loi pour la république numérique, amendes administratives plus lourdes en cas d’infractions sur le web...

Ces actes de contrôles paraissent dérisoires en comparaison des pratiques de pays comme la Chine, le Venezuela, les Philippines ou la Russie qui font usage de commentateurs privés, de trolls, de bots, de comptes automatisés ou de « fake news ».

L’objectif de ces pays est simple : contrôler les discussions en ligne et s’assurer que la propagande gouvernementale soit bien diffusée.

Bref, les résultats du rapport laissent peu de place à l’optimisme et la « bonne volonté » des réseaux sociaux n’y changera pas grand-chose.

 

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