Facebook : le changement c’est maintenant !

Mark Zuckerberg a fait une annonce retentissante : désormais, les utilisateurs du réseau social verront d’avantage les contenus publiés par leurs familles et par leurs proches au détriment des contenus postés par les pages professionnelles...

Les médias et les entreprises, qui se sont contentés d’une présence sur Facebook, au détriment d’une stratégie globale de communication, risquent d’en faire les frais.

Que cache ce changement soudain ?

Le business model de Facebook est simple : le réseau social collecte les données personnelles de ses utilisateurs.
Ces datas ont une forte valeur publicitaire, car elles permettent aux entreprises de cibler très précisément leurs publicités : un gage de rentabilité.

Néanmoins, la génération de données est liée à l’interaction des utilisateurs avec les contenus affichés sur leur mur Facebook.
Autrement dit, c’est à travers les like, love, grrr, snif, commentaires et partages que le réseau social peut constituer votre « carte d’identité virtuelle », précieusement conservée dans les bases de données de l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Mais il y a un problème : les utilisateurs de Facebook deviennent des internautes passifs qui se contentent de consulter leur « news feed » sans interagir avec les publications de leurs amis, des pages, des groupes.

Le réseau social devient ennuyant.

L’émergence de Snapchat et d’Instagram

L’une des explications, à cette « ringardisation » de Facebook, réside dans l’émergence des réseaux sociaux Snapchat et Instagram.

Désormais, on préfère partager sa vie quotidienne sur ces plateformes, car on peut mieux « maîtriser » la visibilité de nos contenus : on y partage la banalité de notre quotidien, car on sait qui y a accès.
C’est un facteur déterminant pour les internautes qui tiennent à préserver leur vie privée.

A contrario, depuis plusieurs années, Facebook a poussé ses utilisateurs à ajouter sans cesse de nouveaux « amis » : notre « cercle social » s’est élargi.
Mais la plupart du temps, ce sont des personnes inconnues que l’on n’a jamais vues.

Résultat, nos comptes Facebook sont saturés d’ « amis » que l’on ne connaît pas. Dans le doute, nous préférons garder le silence et consulter passivement notre fil d’actualité.

L’émotion pour susciter l’interaction

Le critère de performance de Facebook, ce sont des contenus qui engagent avec des internautes qui cliquent, partagent et commentent.

La modification de l’algorithme s’explique par la volonté de Facebook de mettre en avant les événements de la « vraie vie », ceux qui suscitent des émotions et des interactions : mariage, changement de job, déménagement, voyage, rencontre amoureuse...

En diminuant la visibilité des contenus de marque, au profit des actualités de nos « amis », Facebook cherche à nous rendre plus actifs, pour mieux monétiser ses bases de données.

Par ailleurs, les entreprises dont la visibilité sera fortement impactée n’auront qu’à augmenter leur budget publicitaire pour apparaître dans le fil d’actualité des utilisateurs plus régulièrement.

Il faut également noter que l’argument, qui consiste à dire que ce changement d’algorithme s’explique par la lutte contre les fake news est totalement fallacieux.

En effet, il s’agit nullement d’éliminer les contenus « faux » mais plutôt de favoriser les contenus qui font réagir et poussent les internautes à réaliser une action.

Or, quoi de mieux qu’une fake news pour susciter de l’interaction, de l’indignation, des réactions et des commentaires ?

Finalement, ce qu’il faut retenir de ce changement à venir, c’est que Facebook privilégie l’interaction au détriment du contenu pertinent.

Le réseau social se fout du bien-être de ses utilisateurs : il veut aspirer vos données pour maximiser ses revenus publicitaires.

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