Vero : un réseau social au-dessus du lot ?

Depuis quelques jours, on entend parler de Vero sur tous les réseaux.

Cette application a pour vocation d’être totalement transparente : pas d’exploitation des données et pas de publicités.

Que vaut vraiment Vero ?

Un réseau social dans le « game » depuis 2015

Avec Vero, rien de nouveau : le réseau social a été créé en 2015 par Ayam Hariri, un entrepreneur Libanais (le plus jeune fils de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri assassiné en 2005), Scott Birnbaum et Motaz Nabulsi.
Les trois hommes sont amis d’enfance et cousins.

Mais depuis sa création, il y a 3 ans, le réseau social Vero, dont le nom signifie « véritablement » en latin, est passé complétement inaperçu.

La notoriété soudaine de l’application vient du lancement d’une vaste campagne de promotion, qui s’appuie notamment sur des influenceurs et des célébrités : acteurs, photographes, blogueurs... L’opération marketing a été bien orchestrée.

Les différents messages postés par ces personnalités, ont fait naître un sentiment de nouveauté chez les internautes.
S’en est suivi un « effet boule de neige » .

Par conséquent, l’application voit une explosion de ses inscriptions depuis quelques jours.
Pour se créer un compte, il faut être patient : l’application est devenue considérablement lente à cause de l’afflux massif d’utilisateurs. Se connecter prend 2 heures, ajouter un premier ami 30 minutes...

En quoi Vero est-il différent ?

L’application s’inspire de Facebook, Twitter, Instagram et Pinterest.
Néanmoins, elle propose un fil d’actualité sans algorithme et sans publicité.

Par conséquent, aucun post n’est filtré : Vero fonctionne à l’aide d’un « feed » chronologique qui affiche les publications de tous vos amis.

Le réseau social permet de partager des liens, des photos, des vidéos, des livres, des musiques, des films ou des lieux.
L’utilisateur peut ajouter des mots-clés (hashtags) à ses publications, aimer et commenter celles de ses amis.

Vero ressemble aux réseaux sociaux existants.

Mais, ses créateurs insistent sur trois éléments qui font toute la différence selon eux :

- Aucune publicité
- Le fil d’actualité n’est pas « manipulé », car non régi par un algorithme
- La collecte des données est limitée aux « données nécessaires ». Vero s’engage à ne « jamais les exploiter ».

D’après le journal « Le Monde », la promesse de non-exploitation des données utilisateurs trouve ses limites dans les CGU du réseau social.

En effet, l’étude des conditions d’utilisation (que les internautes ne lisent jamais) révèle une réalité bien différente de celle affichée par les dirigeants de Vero. (Voir l’article de Pixels)

Faut-il s’inscrire sur Vero ?

De nombreux internautes ce sont précipités pour créer un compte ces derniers jours.
En effet, le réseau social avait annoncé que le premier million d’utilisateurs inscrits bénéficieraient d’un abonnement gratuit à vie.

Pour les autres, il faut payer un abonnement annuel, dont le montant n’a pas été communiqué pour l’instant.

Au-delà de l’engouement provoqué par cette campagne de comm’ bien ficelée, Vero ne révolutionne pas l’univers des médias sociaux.
Suite aux téléchargements massifs de ces derniers jours, de nombreux commentaires laissés sur les magasins d’applications indiquent que certains utilisateurs comptent déjà quitter Vero.

Le réseau social a réussi à se hisser sur le devant de la scène, mais il est fort probable que cela ne dure pas : Vero n’apporte rien de nouveau et semble d’ores et déjà condamné à rejoindre les « nouveaux réseaux sociaux », tombés dans les oubliettes de l’Internet.

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