Pourriez-vous être baby-sitter pour robot ?

Les offres d’emploi pour ce métier se multiplient.
Bien que les robots soient de plus en plus présents dans nos sociétés, ils ont toujours besoin d’être supervisés par des hommes et des femmes dont le rôle est de vérifier que tout se passe bien...

Ce métier auquel personne n’a pensé...

De nos jours, un nombre croissant de robots sont mis en circulation.
Leur but ? Faciliter notre quotidien, accroître l’efficacité des entreprises ou réaliser les tâches que les humains ne souhaitent pas effectuer.

Les entreprises qui utilisent ces machines robotisées pensaient avoir trouvé le moyen de se passer des salariés qui jusqu’alors étaient payés pour faire ces activités.

Pourtant, nous assistons à un retournement de situation : les entreprises se voient obligées d’embaucher de nouveaux employés, pour avoir la certitude que leurs robots fonctionnent de la façon la plus performante et sécurisée qui soit.

« The Atlantic », un magazine mensuel américain, nomme ces travailleurs « les baby-sitters de robots ».
L’exemple d’un jeune étudiant est notamment évoqué par le magazine culturel. Ce dernier a passé son hiver à suivre un robot chargé de livrer des colis Amazon dans l’Arkansas. Ses missions consistaient à : ajuster les paramètres du robot, noter les commentaires des clients (de ce service de livraison spécifique) et d’éteindre le robot si besoin.

La situation est identique pour les taxi-robots « Waymo » que Google s’apprête à lancer.
En effet, ces voitures autonomes doivent être supervisées par des hommes et des femmes. La fonction de ces opérateurs et opératrices est essentielle, car ils devront modifier les paramètres des véhicules en fonction : des usagers, du type de route empruntée ou de l’Etat dans lequel la voiture circule (Aux États-Unis les limitations de vitesse sont différentes d’un Etat à un autre).

D’autres constructeurs automobiles publient des offres d’emploi de ce type-là : « Recherche personne capable de conduire une voiture ou d'y être assise pendant 6 à 8 heures par jour ».
Pour ce type de poste, à savoir rester des heures assis devant un ordinateur sans rien faire, le salaire journalier est compris entre 15 et 23 dollars (le salaire minimum est de 11 dollars de l'heure en Californie).

A priori, c’est une véritable opportunité.
A priori seulement, car les témoignages de travailleurs font état d’un boulot « exténuant et exigeant », qui devient à la longue « particulièrement aliénant ».

Un métier d'avenir?

Plusieurs études montrent que les métiers liés à la robotique vont, dans les prochaines années, connaître un essor considérable.
Jusqu’en 2030, la création d’emplois dans ce domaine ne va faire que progresser.
Le métier de baby-sitter de robots semble donc promis à un avenir radieux.

Sauf, si l’on voit au-delà de 2030.

En effet, certaines entreprises en sont déjà à l’étape d’après, à savoir, l’autonomisation réelle des machines robotisées afin qu’elles puissent œuvrer en toute indépendance, c’est-à-dire sans nounou pour les surveiller.
Ainsi, des rapports estiment que 10 à 800 millions d’emplois pourraient être amenés à disparaître à l’horizon 2030, conséquence de l’entrée des robots autonomes sur le marché du travail.

Ces chiffres inquiétants sont à relativiser, car il s’agit de projections réalisées sur la base de nos connaissances actuelles.
Ce qui est certain, c’est que nous allons assister, comme lors de chaque cycle industriel, à une phase de création d’emplois à laquelle succédera une phase de destruction d’emplois. Reste à savoir si les innovations technologiques, pour fonctionner, nécessitent plus de main d’œuvre, qu’elles n’en détruisent une fois mises sur le marché.

Autre certitude : d’ici 2030 le monde aura bien changé... Et il fort probable que nos emplois aussi.

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