Newsletter is back

C’est le grand retour de l’info-lettre, plus que jamais en vie malgré la domination sans partage des réseaux sociaux.

Un phénomène vieux comme le web

Les newsletters existent depuis 1965 en tant que moyen de communication entre utilisateurs d’ordinateurs.
La messagerie électronique est donc apparue bien avant l’arrivée d’internet et elle s’est révélée être un outil précieux pour le développement de ce dernier.

Plus l’Internet se généralisait, plus les newsletters devenaient nombreuses, oppressantes et inutiles.

Avec l’émergence et l’adoption des réseaux sociaux, on a bien cru assister à la mort de ces e-mails intempestifs et impersonnels.

Pourtant, l’effet inverse semble se produire : si les lettres numériques regagnent en popularité, c’est parce que les réseaux sociaux ont fini par nous énerver.

En effet, un grand nombre d’internautes se lassent des fils d’actualités surchargés de publicités, remplis de polémiques stériles, de nouvelles horribles ou de vidéos débiles.

Pendant de longues années, le monde a cru au mythe du « village global », ce monde connecté où l’humanité peut se parler à elle-même comme un seul homme.
Les internautes ont afflué par milliards sur les réseaux sociaux : ils ont posté leurs vies, provoqués des débats, partagés des vidéos de chats...Puis le mouvement s’est essoufflé.

Comme un retour à l’équilibre après un trop-plein d’excès, les internautes se dirigent désormais massivement vers des messageries plus discrètes et sécurisées.

Raz la casquette

Il semblerait que nous ayons pris conscience du temps que nous perdons en ligne.
Pour être plus exact, une partie de la population mondiale considère le temps passé sur les réseaux sociaux comme étant du « temps volé », ce qui provoque chez eux un rejet massif de certaines technologies.

Ainsi, pour faire face à ce changement de comportement, plusieurs médias et blogs ont créé leurs newsletters quotidiennes dont le but est de présenter succinctement les nouvelles de la journée.
Un condensé rapide et efficace de l’actualité générale ou d’un secteur d’activité en particulier. Ces revues de presse améliorées fonctionnent plutôt bien, mais elles restent très impersonnelles.

C’est donc pour faire face à ce manque de proximité, que tout un tas de nouveaux acteurs sont en train de changer ce support de communication qu’est la newsletter.
Désormais, les e-mails sont éditorialisés, voire incarnés. Chaque newsletter respecte une ligne éditoriale prédéfinie et très spécifique à son audience.

Nous sommes de retour à l’ère pré-Facebook où l’essentiel des échanges se faisaient par chaîne de mails. Les nouveaux créateurs de contenus explorent des niches encore inexploitées, pour fédérer une communauté autour d’une newsletter quotidienne ou hebdomadaire.

De nouvelles Startups se créent autour de cette tendance des « NAASes » (Newsletters-as-a-service), et rendent possible la monétisation de ces contenus débarrassés du bruit omniprésent sur les réseaux sociaux.

Recevoir un e-mail reste un acte intime, et c’est bien ça que les internautes semblent apprécier.

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