Le destin extraordinaire de Beyond Meat

La France ne connaît pas encore Beyond Meat, mais ça ne va pas durer...

L’industrie de la viande vie-t-elle ses derniers instants ?

Il y a 11 ans, Ethan Brown est parti en croisade.
Depuis 2008, ce fils d’un professeur en sciences de l’agriculture et de l’environnement à l’Université McGill, tente de mettre sur le marché des galettes de protéines végétales en tous points semblables à de la chair animale.

L’entreprise qu’il a fondé, « Beyond Meat », fabrique des produits végétariens qui reproduisent la texture et le goût de la viande.

En effet, l’humanité fait face à un problème quasi-impossible à surmonter.
La viande est hautement « cancérigène » pour la planète.

Un fait scientifique largement étayé par de nombreuses observations :

- 70 milliards d’animaux sont abattus pour être consommés chaque année
- L’élevage de bétail est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde
- La production d’un kilogramme de boeuf nécessite 13 500 litres d’eau, et 4 600 litres pour la même quantité de porc.
Si l’on multiplie ce chiffre par le nombre de bêtes abattues, on obtient l’impact écologique de la consommation en eau des élevages à travers le monde.
- 670 millions de tonnes de céréales sont nécessaires pour nourrir tout ce petit monde... De quoi alimenter 3 milliards d’êtres humains.
- 91 % de la déforestation à l’échelle mondiale se fait à des fins agricoles (pâturages ou production de céréales).

Avec un peu de bon sens, on pourrait très bien décider de se raisonner et de limiter notre consommation de viande. Mais d’ici 2050, la consommation de protéines va augmenter de 70 % dans le monde.

Des pays surpeuplés, dont le niveau de vie ne cesse de progresser, comptent bien adopter les standards de consommation occidentaux : ainsi, si l’on regarde l’Inde et la Chine, la demande de viande est en pleine croissance et ce n’est pas près de s’arrêter.

Comment répondre à cette augmentation avec un système de production qui semble déjà en surchauffe et dont l’impact écologique est catastrophique ?

Le 'Roi' du steack vegan qui compte bien tout changer

Beyond Meat est entrée en bourse le 1er mai. Depuis, Wall Street s’affole pour l’action de la firme californienne.

Introduit à 25 dollars pièce, l'action s'échange désormais autour des 170 dollars !

La start-up de Ethan Brown pèse désormais 10,4 Mds$ à New-York.

Tout ça, n’est pas dû au hasard, mais aux perspectives incroyables d’un marché qui pourrait croître de 1.000% au cours des 10 prochaines années, pour atteindre 140 milliards de dollars.
Le changement climatique, les préoccupations croissantes pour le bien-être des animaux et l'intérêt accru pour la santé sont à l'origine de cette révolution.

Beyond Meat semble avoir pris une longueur d’avance grâce à des investisseurs de renoms tels que Leonardo DiCaprio et Bill Gates qui ont publiquement soutenu le combat et les produits de la société.

Il faut dire que Beyond Meat a su conquérir le cœur de nombreuses personnalités au USA.
Le journaliste alimentaire du NY Times à même écrit : « Vous ne saurez pas faire la différence entre ce poulet [de Beyond Meat] et le poulet normal. Je ne l’ai pas faite, du moins, et c’est le genre de chose que je fais pour vivre".

Bill Gates a écrit sur son blog “Je ne pouvais pas faire la différence entre le poulet de Beyond Meat et le vrai poulet”.

Ces avis enthousiastes ont probablement participé aux excellents résultats de l’entreprise, qui dépassent toutes les prévisions des analystes : plus de 210 millions de dollars de ventes sont prévus en 2019 (87,9 millions en 2018).

Ces résultats canons incitent Beyond Meat à investir davantage en R&D, afin de perfectionner ses produits, dans le but de conquérir de nouveaux marchés, dont le pays de la gastronomie : la France.

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